14e dimanche - A

Publié le 4 Juillet 2020

Za 9, 9-10 ; Ps 144 ; Rm 8, 9.11-13 ; Mt 11, 25-30.

 

Qui donc est Dieu ? Que nous dit-il de Lui dans les lectures de ce dimanche ?

 

Jésus nous apprend que Dieu est Père, son Père. Nous ne pouvons le savoir, l’apprendre que par Jésus, le Fils qui, librement, par amour, désire nous le révéler. Ce n’est pas par raisonnement, déduction savante, que nous avons découvert que Dieu est Père, mais parce qu’il a choisi de nous le révéler en envoyant son Fils prendre sur lui notre humanité. Cela ne nous empêche pas de réfléchir, mais la théologie se base, prend source, dans la Révélation, la vie – Paroles et gestes – de Jésus, qui nous sont transmis dans les Écritures et la tradition vivante de l’Église.

 

Saint Paul précise que pour appartenir au Christ, il nous faut nous ouvrir à l’Esprit car notre Dieu est Père, Fils et Esprit.

 

Ce Dieu trinité, tel que nous le donnent à contempler les lectures de ce jour, est doux et humble de cœur. Nous pourrions relire le chapitre 7 de la Règle, consacré à l’humilité ! Il est Roi, un roi juste, victorieux… et pauvre. Ce qui nous prend à contre-pied. La victoire d’un roi pauvre juché sur un âne, ne correspond pas à nos clichés, à ce que nous pensons spontanément d’un roi et encore moins d’un dieu. Et pourtant, tel est notre Dieu, révélé en Jésus Christ. Il est aussi tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour, bon, tendre, vrai, fidèle. Il est actif, il soutient ceux qui tombent et redresse, remet debout, les accablés.

 

On pourrait se contenter de dire : chic, quel Dieu sympathique, la foi est simple et procure bien des avantages ! Ce n’est pas tout à fait vrai, il ne faut pas se méprendre. Bon ne veut pas dire mièvre. Notre Dieu n’est pas un mou, une sorte d’idole douceâtre. Il reste qu’il est Roi, il règne. S’il est juste, c’est qu’il juge. Le mal est le mal, le bien est le bien. Être juste ne signifie pas que tout est bon, au contraire.

 

Quelle est la place des humains face à lui ? Comment nous situer face à lui, comment entrer en relation, en alliance, avec notre Dieu ?

 

Jésus, vrai Dieu mais aussi vrai homme, nous l’apprend, nous le montre. Il nous invite tout d’abord à la louange, à louer et bénir notre Dieu. La liturgie et la prière personnelle nous placent dans cette juste relation au Père, en communion avec le Fils, dans l’Esprit.

 

Le Christ nous révèle aussi le sérieux, l’exigence de la foi. Il nous invite à aller vers lui, nous qui ployons sous le fardeau. Quel fardeau ? Le fardeau de la vie peut-être. La vie est un cadeau, mais elle n’est pas facile. Les relations sont le propre de l’homme, c’est d’une beauté, d’une richesse inouïe. Mais c’est tellement délicat, difficile. Quand le péché, le mal s’y ajoute, ça devient un fardeau sous lequel nous ployons. Jésus nous invite à devenir ses disciples, à vivre comme lui, à mettre nos pas dans les siens. Il n’enlève pas le sérieux de la vie, les aspérités, être disciple ne déresponsabilise pas. Il y a toujours un joug mais à la suite de Jésus, il est facile à porter. Il y a toujours un fardeau, mais il est léger. Comment ? Pourquoi ? Pensons à une mère qui s’occupe de son enfant malade. C’est un souci, un poids. Mais elle aime son enfant, alors ce qui est lourd devient léger. Si, avec le Seigneur, avec la force de son Esprit, nous devenons justes, pauvres, tendre, bons, fidèles, vrais… Si, à la suite de Jésus, nous recherchons la paix, si nous sommes un soutien pour ceux qui en ont besoin… notre fardeau sera léger. C’est sans doute cela vivre selon l’Esprit, cet Esprit qui nous donne Vie, la Vie de Dieu, la Vie éternelle.

Sr Annick

Rédigé par Sr Annick Somville

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