12e dimanche A

Publié le 20 Juin 2020

Jr 20, 10-13; Ps 68; Rm 5, 12-15; Mt 10, 26-33

Nous retrouvons les dimanches « ordinaires », dimanches dans l’année, après des mois de temps privilégiés et de fêtes. La liturgie rejoint notre vie quotidienne avec ses lumières et ses ombres.

Aujourd’hui, il est beaucoup question de violence. La foule qui répand des calomnies contre Jérémie et cherche à le faire tomber. Jésus invite à ne pas craindre ceux qui tuent le corps. Donc c’est qu’il y a un risque réel. Et, de notre côté, il suffit d’ouvrir le journal ou de se connecter à internet pour être immergé dans la violence qui secoue notre monde.

 

On pourrait se lamenter sans fin : que le monde va mal, les gens sont fous, quelle violence… Oui, c’est vrai, mais soyons lucide, le mal est aussi proche, dans la paroisse, ici entre nous et en nous-mêmes. Trop se lamenter sur la violence là, au loin, dehors, risque de nous laisser ronronner en nous croyant à l’abri, et qui sait, sans nous en rendre compte, nous croire quand même meilleurs…

 

Mais Jésus nous emmène sur un autre terrain. Il ne dénonce pas le mal pour que nous cherchions des coupables. Il ne nous donne aucune consigne politique ou autre. Que nous demande-t-il ? D’être sans crainte, confiants en l’amour de Dieu. Si pas un seul moineau ne tombe sans que le Père ne le sache, croyons bien qu’il se soucie de nous, de chacun de nous, personnellement, avec une immense tendresse et miséricorde.

 

Ce que le Seigneur attend de nous, c’est une relation réciproque. Que nous l’aimions comme Lui nous aime, d’un cœur sans partage. Quoi qu’il nous arrive, même de violent, quels que soient nos choix humains, politiques, ne renions jamais le Seigneur, ne lâchons jamais sa main tendue pour nous sauver. Sachons nous poser en disciples, osons nous déclarer pour Lui. Peu importe par quels moyens, dans quelles circonstances. L’azimut qui doit nous guider est notre appartenance à Dieu, notre filiation. Dieu est notre Père, nous sommes ses enfants, nous recevons notre vie de Lui, nous avons reçu sa Vie. Rien ni personne ne peut interférer.

 

La foi n’est pas naïveté, attente passive du salut.  Jésus nous invite à prendre des risques, à annoncer « sur tous les toits » sa Parole, sans craindre l’opposition, sans craindre la violence de ceux qui nous en veulent et cherchent à nous nuire, sans craindre le refus du monde, la violence du Mal. Le Seigneur sera toujours à nos côtés, Lui ne nous lâchera pas. Marchons avec confiance comme Jérémie en remettant à Dieu notre cause. « Rien ne nous séparera de l’Amour du Christ » ! (cf. Rm 8)

 

Sr Annick

Rédigé par Sr Annick Somville

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Commenter cet article

Willy 20/06/2020 21:06

merci